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Hiver et inflammation

Causes et conséquences, les solutions en naturopathie

Les jours rallongent, les premiers narcisses sortent. Mais avec l’hiver doux et pluvieux, la fatigue s’installe, les rhumes nous entourent: voici quelques conseils tout doux, tous naturels pour arriver au printemps frais et dispos!

Vous êtes enrhumé, fatigué ?

Le froid, l’humidité, la fatigue, associés aux changements de température, attaquent la vitalité. Ils sont responsables des infections hivernales passagères, qui peuvent devenir chroniques quand l’alimentation est inadaptée.
En clair, la congestion de la muqueuse respiratoire fait toujours suite à la congestion-inflammation de la muqueuse digestive qui, soit par voie réflexe, soit par extension de proche en proche jusqu’au pharynx, monte, gagne la gorge, le nez, les sinus, les yeux, les oreilles, et/ou descend vers le larynx, la bouche, les bronches.
Cette congestion-inflammation de la muqueuse digestive est souvent due au ralentissement de la digestion, en lien souvent avec un foie une vésicule biliaire et des intestins surchargés, par des aliments en trop grande quantité, trop gras, trop sucrés, raffinés.

Citons par exemple ceux qui :

  • bloquent la digestion : chewing-gum, sirops, bonbons, sodas, limonades, coca cola, boissons alcoolisées dont le vin, fruits et tomates aux repas comprenant des glucides;
  • les mélanges d’aliments indigestes,  notamment farineux, lipides et glucides au cours d’un même repas : charcuteries, pizzas, raviolis, laitages, lait stérilisé, café au lait, mueslis, miel, pâtisseries, confiture…;
  • trop de farineux et d’amidons : pain, de riz, de millet, sarrasin ou autres céréales, surtout raffinées, excès de pommes de terre, patate douce, potimarron…
  • trop d’huile dans les crudités, surtout si celles-ci sont mangées en fin de repas;
  • excès de matière grasse animale et végétale pour les cuissons et  nourriture trop cuite, et pas assez de cru, de légumes verts ou colorés (même en hiver);
  • fruits en fin de repas et pas entre les repas….

Comment relancer les défenses immunitaires et stopper l’inflammation ?

Focus sur la flore intestinale et mon assiette

Les erreurs alimentaires, les stress, les médicaments, dérèglent l’équilibre naturel de notre flore intestinale. Les micro-organismes pathogènes (capables de créer des maladies, comme le staphylocoque, le streptocoque, le Candida Albicans…), sont plus résistants que les microbes dits saprophytes : ils profitent de la fatigue installée pour se multiplier, et passent à travers la membrane intestinale atteignant les tissus du voisinage en faiblesse pour créer des inflammations et des infections, puis, ils migrent et colonisent les tissus plus lointains (ORL, poumons, peau). A la longue,  ces germes sécrètent des toxines qui vont se disséminer et enflammer les tissus cibles et provoquer des maladies en “ites” : articulations (arthrites), vessie (cystites), cœur (endocardite) , rein (néphrite), muqueuse génitale, cerveau… et entrainer la fatigue physique et mentale. Pour améliorer l’immunité, vous l’aurez compris, il faut changer ses habitudes alimentaires, mais aussi nourrir sa flore aussi régulièrement intestinale avec probiotiques et les prébiotiques.

1 -Dans l’alimentation, il est important de :

- MASTIQUER au mieux, et manger lentement dans le calme sans contrariété, avec PLAISIR !
- Commencer par manger des légumes verts et colorés à tous les repas, le cru en début et le cuits ensuite. (Si vous souffrez de colites, mangez-en peu, mais à tous les repas avec du riz blanc bio, ou du quinoa par exemple)
- Remplacer les aliments raffinés (céréales, sucre, sel) par des aliments semi-complets biologiques. Les aliments non raffinés contiennent plus de minéraux, de vitamines et sont mieux assimilés par l’organisme. Limiter les céréales à gluten (seigle, avoine, blé, orge)
Manger des crudités, salades ou un jus de légumes (sauf tomates) au début de chaque repas
- Favoriser les légumes et fruits de saison
- Fruits hors repas sauf si cuits ou ananas mangue papaye
- Boire de l’eau de source, non pétillante, par petites gorgées et en dehors de repas (environ 1 à 1,5 litres de Montcalm, Mont Roucous…)

- Prendre juste une petite tasse de tisane après les repas
- Ne pas dîner trop tard, si possible
- Limiter le thé noir, café, alcool, excitants
- Limiter le sucre, le sel, les graisses saturées (animales + huile de palme…)
- Assaisonner avec de l’huile d’olive et colza (moitié/moitié) et acheter une huile bio de première pression à froid !!! L’huile de colza s’oxyde vite et se conserve au frigo.
- Privilégier la cuisson à la vapeur (vapeur douce), à l’étouffée ou au wok, éviter autant que possible le micro-ondes, les plats préparés et surgelés.

De cette façon vous aurez toutes les vitamines, minéraux et

oligo-éléments nécessaire pour une bonne immunité !



2 -Les vitamines de l’immunité et anti inflammatoires :

la Vitamine A et la Pro Vitamine A

Dans les légumes de saison et le beurre. Sans vitamine A, les cellules ne peuvent ni croître, ni se différencier, ce qui freine le renouvellement des tissus et diminue non seulement la capacité à s’opposer à l’invasion de virus et de bactéries mais réduit l’efficacité du système immunitaire qui dépend en partie de la prolifération des globules blancs. Manger une grande variété de légumes, comme le brocoli, les carottes, le pissenlit, les épinards, le cantaloup, le chou frisé, la patate douce et le chou vert, et un peu beurre cru vous fournit un bon apport quotidien.

le Bêta-carotène

Dans tous les légumes colorés. L’augmentation de la consommation de bêta-carotène a une incidence sur le nombre de lymphocytes T auxiliaires circulants et sur celui des cellules tueuses naturelles (NK), notamment chez les personnes âgées.

la Vitamine B

Dans les légumes, les viandes blanches, les poissons omégas 3, les légumineuses. Les personnes qui ont de faibles taux de vitamine B6 ont tendance à avoir des taux élevés de protéine C-réactive, qui est un indice d’inflammation de l’organisme. Les légumes riches en vitamines B et B6 sont les champignons, le chou frisé, le brocoli, le chou-fleur et les poivrons. Les sources animales sont la dinde, le poulet, la morue et le thon.
Le Folate (acide folique) est une autre vitamine B associée à l’inflammation. Même à faible dose, un supplément d’acide folique quotidien à court terme pourrait réduire l’inflammation chez les personnes en surpoids. Les bonnes sources de folate sont les haricots de Lima, les pois chiches, les légumes verts à feuilles sombres et les asperges. Elle augmente les lymphocytes actifs et améliore la réponse immunitaire.

la Vitamine C

Dans les fruits et les légumes. Des doses élevées de vitamine C peuvent protéger les niveaux de vitamine E dans les tissus et contribuer à l’effet de renforcement du système immunitaire provoqué par la vitamine E. La protection antioxydante de la vitamine C est particulièrement importante pour la santé de nos poumons.

la Vitamine E

Dans l’huile de germe de blé. Ceci est une autre vitamine antioxydante qui peut aider à réduire l’inflammation. Vous trouverez la vitamine E naturellement dans les noix et les graines, dont les amandes et les graines de tournesol, ainsi que dans les légumes comme les épinards et les fruits comme l’avocat.

 Prendre 1 c.à café d’huile de germe de blé en mangeant aux deux principaux repas.

la Vitamine D

Contribue à réduire l’inflammation, par conséquent, une insuffisance est associée à une multitude d’états inflammatoires. En combinaison avec le calcium, elle favorise également la perte de poids. Vous vous en procurez naturellement avec une exposition au soleil doux, en début ou en fin de journée, le mieux est d’avoir le visage et le cou ainsi que les avants bras découverts. La vitamine D se retrouve aussi dans des aliments tels que le poisson, les jaunes d’œufs et les abats ou en suppléments alimentaires.

la Vitamine K

Peut aider à réduire les marqueurs inflammatoires. Il est démontré qu’elle contribue à protéger contre les maladies cardiaques, ainsi que l’ostéoporose. Très peu de personnes reçoivent suffisamment de vitamine K dans leur alimentation. Il en existe deux types :

la vitamine K1, que l’on retrouve dans les légumes à feuilles vertes comme le chou frisé, le chou, le chou-fleur et les épinards

et la vitamine K2, qui se trouve dans le foie et les œufs.


3 -Les oligo-éléments, super anti oxydants, et les minéraux protecteurs de l’immunité et de l’inflammation

le Zinc

Dans les fruits de mer, le foie de veau : le zinc joue différents rôles dans le fonctionnement cellulaire de l’ADN. Il agit également comme antioxydant et stabilise les membranes. Il est également nécessaire au développement et au fonctionnement normal des cellules de l’immunité comme les neutrophiles et les cellules naturelles tueuses.

le Sélénium

Dans les noix du Brésil, les moules, le foie de veau : en plus du zinc, le cuivre, le manganèse et le sélénium agissent comme cofacteurs d’enzymes antioxydantes pour protéger contre les radicaux libres oxygénés produits durant le stress oxydatif.

le Cœnzyme Q10

C’est un antioxydant qui présente des propriétés anti-inflammatoires. Elle se trouve naturellement dans les sardines, le maquereau, le saumon, le foie de bœuf, l’huile d’olive, les noix, les arachides, le persil, le brocoli, l’avocat et les épinards.

le Glutathion

C’est un autre antioxydant qui combat les radicaux libres avec des propriétés anti-inflammatoires (les radicaux libres sont des atomes ou groupes d’atomes qui peuvent causer des dommages aux cellules instables). Le glutathion peut être trouvé naturellement dans les asperges, les avocats, les épinards, l’ail, les tomates, les pamplemousses, les pommes et les chardons.



le Magnésium

Ce minéral peut aider à réduire l’inflammation et améliorer aussi l’immunité, le poids... une carence en magnésium est associée à un stress élevé. Le stress peut déclencher des envies de chocolat ou d’autres glucides raffinés. Il modifie également les niveaux de dopamine au cerveau, qui est un neurotransmetteur dépendant du magnésium. Une carence en magnésium est particulièrement fréquente chez les hommes et les femmes en surpoids. Le magnésium se trouve dans une grande variété d’aliments, notamment les légumes à feuilles comme les épinards, l’avocat, les amandes, et nombreuses légumineuses.



4 -Vous pouvez aussi utiliser des extraits de plantes et d’autres compléments :

l' Echinacée ou Bleuet pourpre

Elle est utilisée depuis longtemps par les Indiens d’Amérique du Nord pour stimuler l’action du système immunitaire

le Ginseng

Il renforce le système immunitaire notamment face à l’agression des virus de la grippe. En effet, c’est l’homologue végétal de la cortisone (c’est ainsi qu’on désigne le ginseng comme une plante adaptogène).

la Griffe-de-chat

La prise d’extrait de “cat’s claw” augmente le nombre de globules blancs : 4 tasses d’infusion après les repas.

l' Extrait de Feuilles d'olivier

De nombreuses propriétés. La prédominance des mycoses peut être directement reliée à la prescription répandue des antibiotiques ainsi qu’aux aliments contenant des antibiotiques tels que les viandes, les volailles, les produits laitiers et les oeufs. L’extrait de feuilles d’olivier offre une méthode naturelle et peu onéreuse contre les mycoses. Cest aussi un puissant antioxydant .
Également efficace dans les cas suivants : fatigue chronique, fibromyalgie, inflammations articulaires, affections hivernales …

l' Éleuthérocoque ou “Ginseng de Sibérie”

Il renforce la résistance à la fatigue, au froid, aux phénomènes inflammatoires, aux stress chimiques et psychologiques.

le Pamplemousse

L’huile de pépins de pamplemousse est un remède idéal pour les maladies gastro-intestinales, les refroidissements en tous genres, les mycoses de la peau et des ongles, les infections urinaires, les déficiences immunitaires même graves, la fatigue chronique, les candidoses, les diarrhées, les grippes, la désinfection des blessures et de l’eau de consommation.


Et si je faisais une pause alimentaire ?

La monodiète et le jeûne pour désintoxiquer l’organisme

La “Monodiète” en hiver, c'est quoi ?

Ne manger qu’un seul aliment sur une durée choisie (un repas, 4h, plusieurs jours…), ceci  pour arrêter le travail digestif, mettre au repos les intestins, le foie..., et donc permettre l’autoguérison en éliminant l’excès de toxines accumulées dans l’organisme. Elle est une bonne alternative au jeûne quand vous n’avez pas encore d’expérience en la matière.
Choisir la pomme (crue, cuite, en jus), le riz cuit (avec aromates et épices), par exemple, et SANS LIMITE DE QUANTITE.

Un “Jeûne hydrique” en hiver, c'est quoi ?

Arrêter toute nourriture solide sur une durée choisie. Ne conserver que l’eau, les infusions, éventuellement des jus de légumes.
La finalité est la même. DANS UNE PAUSE ALIMENTAIRE IL FAUT BOIRE AU MOINS 1’5 L d’eau de source en plus des boissons chaudes.
S’oxygéner à plein poumons et bien couvert. Le choix de la monodiète ou du jeûne hydrique dépend de l’indication.

... je détaillerai cela dans un prochain article d’ici 15 jours.


POUR CONCLURE : varier son assiette, manger local, bio, et pendre le temps de mastiquer.

Prendre soin de sa flore intestinale, ralentir et s’oxygéner, faire des pauses tant au point de vue alimentaire que dans sa journée

pour respirer, se coucher de bonne heure et suivre le rythme de la saison.

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